COSY (danse contemporaine) / Jean Luc Guionnet (musique improvisée) Mardi 13 octobre à 20 h 15





STRUCTURE-COUPLE, Cosy- performance, 30’

" Un titre formé sur un mal-entendu ; un mot déformé par notre mauvaise compréhension de l’anglais, prélevé dans le refrain d’une chanson que nous écoutons en boucle et le plus fort possible : "Guillotine" de Death Grips.
Séparés mais proches, l'un en face de l'autre et chacun sur un promontoire, nous nous laissons dériver à travers l'état hypnotique provoqué par la mise en boucle des basses et des phrases scandées. Pourtant, ce « cosy » s'altère dans la répétition, et nos corps éprouvés par la lenteur s'éreintent alors à maintenir la précision des gestes. "

www.lotuseddekhouri.com

http://christof.mace.free.fr/

JEAN-LUC GUIONNET, L'épaisseur de l'air (solo de saxophone)

" Mon travail se divise en autant de parties qu’il m’est offert d’occasions d’agir et de penser par le son. Ces occasions ont toujours à faire avec la rencontre forte d’un dehors : un instrument (saxophone/orgue), une idée théorique (qu’est-ce que la rumeur ?), et surtout un ami collaborateur (André Almuro, Caroline Pouzolles, Éric La Casa, Taku Unami, Lotus Edde Khouri, Seijiro Murayama,, Rhodri Davis … ).

S’en suit alors une suite éclatée de thèmes qui, à leur tour, influencent l’évolution du travail musical, plastique, et orientent les rencontres à venir : l’épaisseur de l’air, l’écoute comme obscure à elle-même, le pidgin, l’instrument de musique considéré comme automate affectif, la géométrie et l’arithmétique de la vision et de l’écoute … leurs différences, le son comme signature de l’espace, signature d’objets, signature de ce qu’il n’est pas, le paysage & le placard … Ou encore le voisinage du temps qui passe et du temps qu’il fait … par le truchement duquel l’œil et l’oreille se retrouvent dans le même dénuement.

La musique devient alors, au travers de son propre protocole artistique, une façon de tester la réalité sentie et pensée. Réciproquement, c’est un test dont l’expérience définit une nouvelle distribution de tout le corps en le plaçant dans un environnement à la fois inconnu et artificiel, tout en le laissant capable de penser, de compter, de faire des relations, d’entendre et de comprendre les lieux, etc.

L’émotion que je cherche est faite de toutes ces strates et de leur glissement les unes sur les autres durant l’écoute : quand la musique donne du temps."

EN SOLO PUIS EN DUO AVEC SYLVAIN MARTY.

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