lettre au père Noël : Féromil et Doudou

A quoi çà ressemble une lettre au père noël de squatteur ? On n’y lit pas noir sur blanc nos volontés politiques. Celles-là on les met en forme comme on peut, on les déforme, les défait et les refait, elles nous refont, nous mènent ailleurs parfois. Pas le genre de choses qu’on  confie à une grosse marionnette rouge et blanche.
Non une lettre de noël de squatteur c’est une invit’ à la récup, celle d’un robot rouillé qui s’est jamais vendu à cause de son nom de médicament, celle d’un objet magique à mâchonner pour glisser vers les ginguettes du XXIème.

Une lettre de noël de squatteur c’est une réponse au cynique «et bien chantez maintenant» de la fourmi par une parade : et oui, on chante, et par tous les moyens !

Notre lettre, elle convie Féromil & Doudou, elle est datée du lundi 16 novembre, écrite de l’hôtel des viles 55 avenue de l’union soviétique. Pas la peine de venir en traîneau, pédibus ou cycles suffiront à être là à temps pour le début du concert, quelque part entre 20H et 20H30. Les cadeaux, on s’en passera mais n’oublie pas ta pomme, tes amis et ta libre participation aux frais (#)





Féromil est une bouture
un bout d’homme greffé au métal par un détecteur de métaux,

nos oreilles collées au port de Dunkerque par une musique transe,
des vibrations aquatiques dans nos os
qui nous projettent le long des sentiers  ouverts sur le dos de la mer
et nous amènent à d’autres ports,
des gouttes de son
qui nous explosent dans les méandres d’un giga complexe aqueu-industriel,
et nous ramènent au crissement d’une cuillère en fer blanc au fond d’une poêle à frire pour une tambouille entre copains.



Doudou c’est une manière de revenir à soi. JFrançois Plomb  et Laurent Dolcino nous bricole une chambre musicale avec magnétos à bandes, boîtes à musique bricolée, harmonicas, accordéon et petites percussions. Leur petite berceuse avec virgules noise, complaintes néo-folk et ritournelles indus nous invite à une pause douceureuse dans l’été indien.
Ils disent : «les vieux, ils s’en souviennent de FraDolcino et Szklarska Poreba», nous on dit : «les jeunes ils s’en souviennent de  300 milli ampères, des valises de Super Jean-François plomb, Pied Gauche, Jiflure, de Ce meuble», et si vous avez  plus de souvenirs, et ben venez  en trouver.

(#) les frais comprennent le défraiement du trajet des musiciens, la nourriture pour les artistes et les bénévoles, les frais du lieu et de l’entretien du matos son, et -comme disait mémé- du  beurre pour les épinards des artistes invités, parce que la misère pour tous, c’est pas notre délire, on préfère un mot du XIXème, «entraide».


Ps : fais gaffe à ton grand méchant inconscient, il risque de lire berline à la place de beurre, juste parce qu’y a artiste dans la phrase. Même si «berline dans les épinards», çà a son charme dada et pourrait être une belle image de la COP21.. à tout bientôt !

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